Deuxième (2ème) numéro spécial Finances publiques

Notre revue fait sa deuxième parution d’un numéro spécial consacré aux finances publiques en Afrique. [1] Et pourtant, il deviendra rapidement évident que le sujet n’est pas vraiment épuisé, comme si cela était possible pour un thème au périmètre aussi vaste que les finances publiques. Les spécialistes le savent, le droit des finances publiques gagne en intensité sur le plan national (développement des finances locales, apparition des finances sociales, renouveau des finances de l’Etat) et sur le plan international : finances des institutions d’intégration régionale, normes de convergences budgétaires, etc.

Après le premier numéro paru en 2004, ce second numéro se préoccupe des questions de modernisation du droit des finances publiques sur le continent et surtout, l’étude de l’effet de levier que pourrait jouer les finances dans la promotion de la gouvernance publique sur le continent. Gouvernance qu’on veut et qu’on souhaite marquée du sceau de la performance en vue de soustraire des millions de personnes au souci de la pénurie.

Ce numéro annonce une troisième parution pour la simple raison que les nouvelles directives financières de 2009 et 2011 étaient annoncées pour le 1er janvier 2012 au plus tard et que l’entrée en mode gestion des finances publique par la performance devrait passer des textes à la réalité du management public au 1er janvier 2017. De la matière et des centres d’intérêt nouveaux et innovants, attendent la communauté des chercheurs du continent pour accompagner les décideurs de la réflexion féconde qui est l’office du chercheur.

Il nous plaît donc d’annoncer solennellement le lancement de l’appel à contribution pour la troisième édition de la revue « Afrilex » consacrée aux questions de finances publiques sur le continent. A vos plumes, chers collègues !

Alioune B. FALL, Eloi DIARRA, Nicaise MEDE.


[1] La rédaction remercie les Professeurs Eloi DIARRA (Université de Rouen) et Nicaise MEDE (Université du d’Abomey-Calavi) pour leur précieuse collaboration avec notre revue « Afrilex ». Ils sont à l’origine de la première édition portant sur les « Finances publiques » en Afrique, de celle que nous présentons aujourd’hui et de la prochaine qui est d’ores et déjà en chantier. Ces dossiers regroupant les études de chercheurs africains et spécialistes en la matière, contribuent sans aucun doute à la diffusion du « Droit » en Afrique, et tout particulièrement, des finances publiques qui ne font guère l’objet d’études approfondies et détaillées – si ce n’est de manière rare et épisodique - dans les revues consacrées à l’existence et à l’évolution des disciplines juridiques sur le continent africain.


L’autonomie financière des collectivités locales en Afrique noire francophone - le cas du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et du Sénégal

Malgré la consécration constitutionnelle de leur libre administration, les collectivités locales, dans les quatre Etats objet de la présente étude, n’ont qu’une autonomie financière relative. D’une part, leur pouvoir de décision en matière financière est très limité et le contrôle qui s’exerce sur leurs décisions reste étroit ; d’autre part, elles n’ont ni les ressources financières suffisantes ni la maîtrise de leurs charges financières. Or, l’autonomie financière des collectivités locales est un moyen d’optimiser l’offre des biens collectifs et, in fine, de rationaliser la gestion publique. Une consolidation de l’autonomie financière des collectivités locales dans les pays de l’Afrique noire francophone est donc nécessaire.

La recherche de la transparence budgétaire dans les réformes des finances publiques au Burkina Faso

par Dakor DA  (juin 2012)

Aucun commentaire
La transparence budgétaire dans les réformes présente une la complexité dans la mise en oeuvre d’un principe qui transcende toutes les autres normes de gestion classiques, dans un pays qui cherche encore ses marques dans son cheminement vers la modernité et le développement. Elle démontre que, dans un tel contexte, l’existence de l’information sur les finances publiques n’entraîne pas nécessairement sa mise à la disposition du public. En effet, la transparence qui est, au même titre que l’obligation de rendre compte et la responsabilité qui en découle, un déterminant de la bonne gouvernance évolue avec le cadre institutionnel du pays considéré. Sa promotion va de pair avec l’adoption par les gouvernants de modes de gestion qui mettent véritablement les citoyens au centre des préoccupations. C’est seulement dans ces conditions que l’information des parlementaires et du public sur la manière dont les deniers publics sont gérés ne sera plus perçue comme une obligation purement formelle, mais comme une exigence démocratique et de bonne gestion. Aussi, comme la démocratie elle-même, la transparence restera une quête permanente dans les finances publiques

Auteurs (extrait)

La liste complète est disponible sur les pages des auteurs…