Emergence de la gestion financière axée sur les résultats et reconnaissance d’une obligation d’exécution intégrale des budgets des administrations publiques en droit CEMAC

Publié en avril 2016

Si le budget a rythmé l’orientation du pouvoir et la condition des peuples à travers les âges, il continue d’en aiguiller aujourd’hui le devenir. Son histoire a connu des pages sombres, écrites par le laxisme ou l’indélicatesse dans la gestion des finances publiques. La prodigalité de la Couronne en Angleterre et le refus de soumettre l’impôt au consentement du peuple avaient abouti à la Révolution de 1688, après que le ministre des finances et le roi fussent tour à tour exécutés . Le refus de consentir à la création d’impôts supplémentaires, de surcroît plus coûteux, avait provoqué la Révolution américaine vis-à-vis de la Couronne anglaise en 1776, après des actes de vandalisme graves ayant dégénéré à l’épreuve de force ouverte . L’opacité dans la gestion et la réticence à instituer le principe du consentement à l’impôt avaient été à l’origine de la Révolution française de 1789 lorsque la nation prit connaissance du déficit public lors des états généraux de Versailles . Ces mémoires interpellent à plus d’un titre les six pays de la sous région d’Afrique Centrale reconnus pour leurs paradoxes et leurs travers.

Robert MBALLA OWONA
Maitre de conférences, Agrégé de droit public, Université de Douala-Cameroun


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