La conditionnalité démocratique dans la politique africaine de la France

Publié en septembre 2001

« La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté » [1]. Par cette petite phrase, prononcée au sommet franco-africain de La Baule, le 20 juin 1990, François Mitterrand a ouvert une brèche dans la politique africaine de la France, caractérisée, depuis le général de Gaulle, par un soutien dispendieux à « un développement sans démocratie » garantissant sa présence politique, militaire et économique dans ses anciennes colonies. Le Président français, alors que la « troisième vague de démocratisation » touchait une Afrique en crise, a souscrit, du bout des lèvres [2], au principe de la conditionnalité démocratique qui venait de faire son entrée dans la doxa internationale.
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Stéphane BOLLE
Maître de conférences en droit public
Université Paul Valéry - Montpellier III


[1] Discours de François Mitterrand à La Baule, 20 juin 1990, in Politique étrangère de la France, mai-juin 1990, p. 130.

[2] 2 V. notamment Eric FOTTORINO, « France-Afrique. Les liaison dangereuses. 3. La démocratie à contre-c½ur », Le Monde, 24 juillet 1997, et Abelkhaleq BERRAMDANE, « Le discours de La Baule et la politique africaine de la France », Revue Juridique et Politique Indépendance et Coopération, n°3, septembre-décembre 1999, p. 247 et s..


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