La conditionnalité, vecteur juridique de l’assistance financière du FMI au Cameroun

Publié en décembre 2004

Si l‘arrivée de M. Michel Camdessus à la tête du FMI   a correspondu à une expansion des activités de l‘organisation (on parle de la réduction de la pauvreté, de la croissance durable au FMI), elle a été aussi synonyme de la prise en compte de l’amenuisement du rôle normatif et effectif du FMI vis à vis du système monétaire international. L’oubli du rôle régulateur et normatif au profit des activités spécifiques provient désormais de la place que cherchent à occuper les pays en développement et en transition au FMI et de l‘autonomisation des pays développés. L’action des pays en développement visant la recherche des solutions durables à leurs problèmes reçoit comme réponse de la part du FMI le passage obligé par la phase de rééquilibrage de leurs balances des paiements et correspond aux buts fixés à l‘organisation en 1944. Selon l’art. 1-V, l’un des objectifs du FMI est de « donner confiance aux États membres en mettant les ressources générales du Fonds temporairement à leur disposition moyennant des garanties adéquates, leur fournissant ainsi la possibilité de corriger les déséquilibres de leurs balances des paiements sans recourir à des mesures préjudiciables à la prospérité nationale ou internationale ». L’exercice de ce rôle statutaire en faveur des pays membres en difficulté s’effectue par un outil juridique spécifique qu’est la conditionnalité.
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Boubakari OUMAROU
Assistant
Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
Université de Ngaoundéré (Cameroun)


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La conditionnalité, vecteur juridique de (...)

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