La protection constitutionnelle des droits et libertés en Afrique noire francophone depuis 1990 : le cas du Mali et du Bénin

Publié en septembre 2001

Le Professeur Gérard CONAC vient de rappeler à juste raison que les « juristes africains qui avaient participé activement au mouvement nationaliste comme le Sénégalais Gabriel d’Arboussier avaient émis le souhait que le droit serve au développement de l’Afrique et que l’Afrique nouvelle assure le règne du droit. Pour eux le développement du droit de l’État devait avoir pour corollaire la construction de l’État de droit. La promotion des peuples africains ne pouvait et ne devait exclure la protection des droits de l’Homme » [1]. Une telle conception du droit devrait conduire les dirigeants des États africains nouveaux à concevoir des systèmes constitutionnels fondés sur les principes fondamentaux de l’État de droit et des mécanismes assurant la garantie et la protection des droits et libertés de la personne humaine. Après plus de trente années d’institutions constitutionnelles et politiques, la protection des droits et libertés de la personne humaine telle que soulignée par les juristes africains à l’aube des indépendances demeure aujourd’hui un des aspects les plus essentiels du constitutionnalisme des États francophones d’Afrique noire.
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Abdoulaye DIARRA
Professeur
Université du Mali (Bamako)
Conseiller à la Cour constitutionnelle du Mali


[1] Gérard CONAC, « Le juge et la construction de l’État de droit en Afrique francophone » – Mélanges en l’honneur de Guy BRAIBANT, R.F.D.A., 1996, p. 105.


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